Actus et Communiqués de Presse

30/08/2012

Partager :
Partager sur LinkedIn

Le baromètre Viavoice - BPCE des projets des Français - Août 2012

Pouvoir d’achat : recrudescence des inquiétudes

Inquiétudes pour le pouvoir d’achat

Plus de cent jours après l’alternance au pouvoir, les Français sont-ils plus confiants pour leur pouvoir d’achat ? Cette nouvelle livraison du "Baromètre Viavoice-BPCE des projets", réalisé pour Les Echos et France Info, révèle que les inquiétudes en la matière loin de s’atténuer, s’intensifient : désormais, près d’un Français sur deux (46 %) estime que son pouvoir d’achat "va diminuer" au "cours des trois prochains mois", soit une progression de 10 points par rapport aux données enregistrées avant l’été, fin mai. Cette recrudescence des inquiétudes s’explique notamment par trois facteurs :

  • Un phénomène de saisonnalité : la période de "pré rentrée" constitue traditionnellement une séquence d’inquiétudes pour le pouvoir d’achat : dépenses liées à la rentrée scolaire, règlement du troisième tiers provisionnel de l’impôt sur le revenu ;
  • Un phénomène de conjoncture macro-économique : l’annonce des plans sociaux, et la perspective d’un taux de chômage supérieur à 10 % en France en fin d’année, grèvent la confiance économique d’une partie des ménages ;
  • Un phénomène d’actualité : les débats relatifs aux prix des carburants ne sont pas de nature à apaiser les inquiétudes ; l’hypothèse d’une baisse de "deux ou trois centimes" du prix du litre en moyenne apparaît modeste en regard des attentes.

Septembre 2012 : une période très sensible

Dans ce contexte, les semaines qui viennent s’annoncent sensibles, que ce soit en termes économiques ou politiques :

  • Les prix des carburants constituent un possible cristallisateur des mécontentements : près des deux tiers des Français (65 %) estiment que les "prix des carburants" sont désormais "intolérables", alors que 30 % les considèrent "élevés mais tolérables" ;
  • La proportion de Français qui envisagent de mettre "moins d’argent de côté" augmente : 29 %, contre 21 % en mai ;
  • La part de Français envisageant de réduire les dépenses consacrées à l’alimentation ou à l’habillement augmente : 34 % contre 30 % en mai et 26 % en mars.