Actus et Communiqués de Presse

27/06/2013

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Le baromètre Viavoice - BPCE des projets des Français - Juin 2013

Des intentions de dépense en baisse pour les vacances d’été

Alors que la consommation des ménages est relativement atone depuis le début de l’année 2012 (-0,4 % en 2012, -0,1 % en 2013 selon l’Insee), les intentions de dépense restent faibles pour les mois à venir : un Français sur deux déclare vouloir dépenser moins d’argent que les mois précédents (pour l’alimentation ou l’habillement).

Surtout, il apparaît que les vacances d’été ne devraient pas inverser cette tendance puisqu’une part significative des vacanciers entendent bien restreindre leurs dépenses cette année.

Malgré ces difficultés, le niveau d’inquiétude sur le pouvoir d’achat se stabilise, voire enregistre une légère baisse ce mois-ci après avoir fortement augmenté depuis le début de l’année.

Légère baisse des inquiétudes en matière de pouvoir d’achat

Si une large majorité de Français (62 %) anticipent une baisse de leur pouvoir d’achat au cours des trois prochains mois, ce chiffre enregistre une baisse de 3 points depuis mai.

Cette tendance pourrait par ailleurs se prolonger au vu des prévisions actuelles : l'Insee anticipe une inflation faible sur l’année (0,8%) et une très légère hausse du revenu disponible (+1%), même si la situation varie largement selon les ménages.

Réforme des retraites, prix de l’électricité : des inconnues anxiogènes pour d’importantes catégories sociales

Ainsi les retraités restent les plus pessimistes pour leur pouvoir d’achat avec 81 % des personnes de plus de 65 ans qui l’envisagent à la baisse, contre seulement 45 % des 25-34 ans : la contribution des retraités à l’effort budgétaire pour la prochaine réforme des retraites, prévue notamment dans le rapport Moreau, laisse ainsi des traces dans l’opinion et engendre des inquiétudes légitimes, même si les modalités de cette contribution ne seront pas actées avant la fin de l’année.

L’autre source d’inquiétude des Français en matière de pouvoir d’achat concerne le prix de l’électricité, notamment depuis que la Commission de régulation de l'énergie (CRE) a estimé que les tarifs réglementés de l'électricité devaient augmenter fortement cet été. Si le président de la République et le ministère de l’Écologie, du Développement durable et de l’Energie excluent toute hausse à court terme, un rattrapage est toutefois prévisible à plus long terme et explique une intensification sensible des inquiétudes sur ce poste de dépense : 34 % des Français placent aujourd’hui l’électricité en tête de leurs préoccupations en matière de pouvoir d’achat, en hausse de 5 points en un mois.
A noter toutefois que parallèlement à cette inquiétude croissante concernant le prix de l’électricité, les Français s’inquiètent moins du prix de l’essence, qui a connu une stabilisation voire une légère baisse ces dernières semaines : ils ne sont plus que 37 % à placer l’essence en tête de leurs préoccupations, en baisse de 6 points depuis mai.

Une consommation toujours faible, et qui ne devrait pas beaucoup profiter de la période estivale

En dépit de cette baisse des inquiétudes en matière de pouvoir d’achat, la consommation devrait demeurer faible cet été :

  • Ainsi 51 % des Français envisagent toujours de limiter leurs dépenses d’alimentation et d’habillement dans les mois à venir (-2), contre 40 % qui souhaitent les maintenir et seulement 8 % qui envisagent de dépenser plus d’argent que ces derniers mois.
  • De la même manière, les vacanciers devraient faire cette année particulièrement attention à leurs dépenses : 42 % des personnes partant en vacances déclarent qu’elles souhaitent dépenser "moins d’argent" que l’année dernière, contre 45 % "autant d’argent" et 11 % "plus d’argent". Des chiffres qui apparaissent par ailleurs symptomatiques de l’accentuation de l’effet de la crise sur la consommation : il y a deux ans (juin 2011), ils n’étaient alors que 27 % à envisager une baisse de leurs dépenses pour les vacances. 

Parmi les vacanciers, ce sont surtout les retraités qui envisagent de réduire leurs dépenses estivales : 48 % d’entre eux sont dans cet état d’esprit, traduction concrète des inquiétudes en matière de pouvoir d’achat ressenties par cette population et évoquées précédemment.

En matière de pouvoir d’achat comme de consommation, les Français restent donc très pessimistes pour les mois à venir, face à une conjoncture qui apparaît certes peu propice à une amélioration de leur niveau de vie. Et si des signes de redémarrage de l’activité sont aujourd’hui timidement entrevus, il est tout aussi prévisible que leur impact en termes de salaire et de pouvoir d’achat ne pourra être envisagé qu’à plus long terme, c’est-à-dire au mieux en 2014.

 

Le baromètre en chiffre