Actus et Communiqués de Presse

09/12/2013

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Le Groupe BPCE a levé le 6 décembre 131,6 milliards de yens (949 millions d'euros) auprès d'investisseurs japonais.

Samourai
Il s'agit de la plus importante émission dite "Samouraï" en 2013, et la plus grosse émission réalisée par une banque française.

Les obligations "Samouraï" sont des obligations libellées en yens, émises au Japon et proposées aux investisseurs institutionnels japonais par des emprunteurs étrangers. L’opération a été réalisée sur trois maturités : deux ans (26 % du montant levé), trois ans (43 %) et cinq ans (31 %). Les investisseurs se répartissent entre des banques (69 %), des asset managers (12 %), des assureurs (5 %), des fonds publics (2 %) et d’autres structures (12 %).      

Pour le Groupe BPCE, il s’agit de diversifier ses sources de refinancement à moyen et long termes, en recourant à des investisseurs internationaux, hors du marché euro et à des conditions comparables. L’idée est moins dépendre des investisseurs de la zone euro pour mieux maîtriser les conditions d'émission en euro, même si le marché euro continuera d'être le principal marché du groupe.
Ainsi, BPCE a émis des obligations en dollars sur le marché américain en 2010 et en 2011 et a lancé un programme d’émissions obligataires en dollars aux Etats-Unis au printemps dernier, dont l’opération la plus récente a été réalisée, le 3 décembre, sur une maturité de 5 ans pour un montant de 1,25 milliards de dollars. BPCE a également procédé, le 15 octobre, à une émission de titres éligibles au Tier Two pour un montant de 1,5 milliard de dollars. En décembre 2012, BPCE testait pour la première fois le marché japonais en levant ses premières obligations "Samouraï" (trois tranches d'un montant total de 67,3 milliards de yens). Enfin BPCE a mis en place en octobre dernier un programme d'émission MLT en dollar australien ; la première émission devrait avoir lieu en 2014, sous réserve des conditions de marché. 

Le marché japonais est de plus en plus courtisé par les institutions étrangères, pour plusieurs raisons. La politique conjointe de la Banque du Japon et du Premier ministre Shinzo Abe (dite "Abenomics"), qui vise à sortir le pays de la déflation et à déprécier le yen, pousse les investisseurs institutionnels à diversifier leurs placements auprès d’émetteurs étrangers. D’autant plus que leur regard sur les banques occidentales, européennes en particulier, évolue positivement depuis quelques années, non sans prudence certes.

François Pérol, président du directoire Groupe BPCE, en déplacement à Tokyo pour rencontrer les principaux investisseurs, a souligné l’intérêt d’une telle opération dans Les Echos : "C’est légèrement plus intéressant, sur le plan économique, qu’une émission qui aurait porté sur des montants et des maturités similaires en euros." Il a précisé la stratégie du Groupe BPCE à ce sujet : "Le Japon dispose d’une épargne très importante, d’un marché très profond. Et nous avons l’intention de devenir des émetteurs réguliers sur ce marché."